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Parlement de la CEDEAO : 6 jours de réflexion sur les problèmes énergétiques des Etats membres

L’Association des femmes parlementaires de la CEDEAO (ECOFEPA) a clos samedi dernier son symposium sur les voies et moyens d’ « intensifier les partenariats politiques entre hommes et femmes » dans l’espace communautaire. Ce sont 48 heures de partage d’expériences qui ont constitué un plaidoyer pour la promotion des femmes et des jeunes en politique et dans les sphères de décision étatiques.

Aux termes de leur discussion, les femmes parlementaires de la CEDEAO ont appelé tous les Etats membres à appliquer le quota de 30% au moins de femmes dans les institutions nationales. A ce propos, on a noté la remarque du président du Parlement communautaire qui a déploré que sur une délégation de 35 députés au parlement communautaire, le Nigeria n’y compte que 2 femmes. Il faut corriger cette regrettable situation, a insisté Sidie Mohamed Tunis.

Sera-t-il entendu comme l’ensemble d’ECOFEPA qui invite les chefs d’Etat de la CEDEAO à user de leurs prérogatives pour le respect du quota genre en politique.

La production d’une énergie renouvelable au cœur des travaux de la réunion de Freetown

En attendant, les femmes parlementaires de la CEDEAO membres de la commission mixte, énergie et mine / agriculture, environnement et ressources naturelles/ infrastructures/ industrie et secteur privé/ Comptes publics/ politique macro-économique et recherche économique/ Administration, finances et budget/ Santé  vont se joindre à leurs collègues hommes pour réfléchir sur comment  « construire le marché régional de l’énergie pour une transition énergétique parfaite.» Cette réunion délocalisée du Parlement régional se tient du 20 au 25 mars, toujours à Freetown.

 Cette réunion délocalisée du Parlement est d’une grande importance à cause de la problématique de l’énergie qui y sera abordée. C’est connu, l’énergie est un puissant facteur de développement économique. Sa production à des coûts acceptables, sa bonne distribution et la solidité des réseaux y afférent sont un atout pour libérer le potentiel économique de nos pays.

Hors dans un communiqué de presse sur cette réunion délocalisée à Freetown, les services du Parlement indiquent que  le coût de production de l’électricité est élevé en Afrique de l’ouest. Sa distribution est limitée, assurée par des réseaux peu fiables à des prix élevés pour les consommateurs.

Une situation peu reluisante donc pour les pays de la CEDEAO qui ont besoin de mutualiser leurs forces en la matière dans un marché régional et des actions pour la transition vers l’énergie durable. C’est là tout l’intérêt de cette session parlementaire durant laquelle les députés, suivant les éclairages des experts en la matière, vont faire des recommandations  pour plus d’accès à l’électricité, servie par des réseaux fiables et à un coût moindre.

Le président du Parlement en compagnie de membres de l’ECOFEPA à la fin du symposium de Freetown

En rappel, selon une étude récente, 40 à 50% de la population ouest africaine surtout rurale n’a pas accès à l’électricité. Les privilégiés des villes qui y ont accès subissent les désagréments de multiples pannes des réseaux de distribution, 44 heures par mois, bien qu’ils paient cher le service, en moyenne 0,40 dollar US le kilowatt pour 1 heure de consommation, contre 0,20 dollar en Afrique de l’est.

Quelles solutions les députés membres de cette commission mixte proposeront-ils pour construire un marché régional de l’électricité tourné vers la transition pour une énergie renouvelable ? Nous y reviendront.

Zéphirin KPODA    

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