Les nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) après leur désignation et la validation de leur choix au niveau du Conseil des ministres devraient prêter serment, ce lundi 19 juillet 2021 devant le Conseil constitutionnel. Mais la cérémonie n’a pas eu lieu. En effet, a l’entame de l’audience solennelle, Kassoum Kambou , le président du Conseil constitutionnel, a annoncé que le « dossier » de prestation était « incomplet ». Il a alors renvoyé l’audience  sine die.

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Le président des Sages n’en a cependant pas dit davantage sur cette situation inédite dans nos annales concernant la CENI. Cependant on peut épiloguer à souhait sur cette particule de phrase « dossier incomplet ». En effet, est-ce parce que des actes administratifs manquaient dans le dossier de certains commissaires ? Ou est-ce parce que les représentants de l’opposition ont brillé par leur absence à cette cérémonie ? Mystère et boule de gomme.

On le sait, la CENI est tripartite et donc en l’absence d’une des 3 composantes, ce n’est plus la CENI telle que stipulée par la loi. Déjà, le fait de placer cette prestation de serment  avant l’élection du bureau de cette institution paraissait incongrue car jurant avec les habitudes. De toute  évidence, l’opposition qui réclame à cor et à cri le remplacement de Bonaventure Dimgsondo Ouédraogo, commissaire  de la composante civile au titre de la chefferie coutumière  et pressentie pour être le président de cette institution électorale, maintient le boycott qu’elle a annoncé si elle n’obtenait pas gain de cause. Du coup, on se pose les questions de savoir si l’élection annoncée pour cet après-midi aura lieu et si l’opposition y prendra part? On le saura dans peu de temps.

Il faut dire que jamais mise en place d’une CENI n’aura créé tant de tambouille. En effet, après le couac avec l’opposition, qui s’est braquée, il y a aussi la communauté musulmane qui vient de procéder au remplacement de son commissaire. Newton Ahmed Barry a ainsi été remplacé par Adama Kafando, au terme d’une lettre confidentielle adressée au ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Dans la foulée, il se susurre  qu’une grande partie des associations de la Fédération des associations islamiques Burkina (FAIB) aurait désavoué le choix de leur président.

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Il faut espérer que cette question soit vite tranchée mais aussi qu’un modus vivendi puisse être trouvé entre les protagonistes dans cette affaire pour que l’organe chargé de l’organisation des élections puisse être en ordre de bataille.

Camille Baki

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