Une extradition de leur client vers le Burkina, ils n’en voulaient pas du tout. Mais les avocats de François Compaoré n’ont pas convaincu les juges du Conseil d’Etat français qui a rendu, ce vendredi 30 juillet 2021, une décision favorable à l’extradition du frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré, poursuivi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

Après une audience tenue le 12 juillet dernier, les différentes parties prenantes du dossier étaient suspendues à la décision des juges du Conseil d’Etat. On se rappelle que les avocats du mis en cause avaient souhaité que leur client ne soit pas extradé vers le Burkina, au risque de subir « l’enfer, le chaos », voire « la mort ».

Le Conseil a finalement rendu son verdict. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas favorable à la demande des avocats. Les ont en effet estimé que la vie du frère cadet de Blaise Compaoré ne sera pas menacée, une fois dans son pays, d’autant plus que la justice burkinabè a fourni des engagements, sur les lieu et conditions de détention, suffisants pour assurer la sécurité de celui qu’on surnommait le “Petit président”.

L’argument du règlement de compte politique n’a pas prospéré tout comme celui qui soutenait que le mis en cause n’aura pas droit à un procès équitable. Le Conseil d’Etat a balayé tout cela du revers de la main en estimant que la procédure burkinabè ne vise pas une quelconque répression en dehors de ce qui est prévu dans la législation en vigueur.

Un autre argument qui avait été développé par la défense et qui a été retoqué par les juges, est bien le fait que François Compaoré n’a jamais été officiellement inculpé dans son pays. La plus haute juridiction administrative française a, en effet, estimé qu’il n’est pas de son ressort d’apprécier cet état de fait.

Ainsi déboutée, la défense de François Compaoré a dit prendre acte de la décision des juges sans pour autant s’avouer vaincue. En effet, les avocats de celui qui vit en exil en France depuis 2014 entendent porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui pourrait faire injonction à l’état français de ne pas expulser  le « petit-président ». Ey si cette cour devait apprécier le fond du dossier, la procédure pourrait alors durer des années.

Bernard Kaboré

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