Société

Attaque terroriste d’Inata : À Kaya, des manifestants interpellent le Chef de l’Etat

Répondant à un mot d’ordre du Conseil communal de la jeunesse de Kaya, des Kayalais ont manifesté ce mercredi 17 novembre 2021. Objectif : interpeller le chef de l’Etat afin que les responsabilités soient situées sur l’attaque terroriste meurtrière perpétrée le 14 novembre dernier contre le détachement de la gendarmerie d’Inata. 

Plusieurs élèves ont déserté les salles de classe pour prendre part à la manifestation

Bénéficiant du soutien de nombreux scolaires qui ont déserté les salles de classe, les manifestants composés de jeunes, de déplacés internes et de femmes des Forces de défense et de sécurité (FDS), se sont rassemblés à la Place Naaba Oubri.

Munis de sifflets, de brassards rouges, du drapeau national, de vuvuzela, de balais, de spatules et de branches d’arbres, ceux-ci  ont arpenté quelques grandes artères de la ville à pieds, à motos et en tricycles. Du rond-point de la femme au gouvernorat du Centre-Nord en passant devant la résidence du Naaba Koom, Chef du canton du Sanmatenga, la brigade de la gendarmerie nationale  et la Place de la nation, les marcheurs entonnaient l’hymne nationale et scandaient des slogans de soutien au FDS et hostiles à la France. 

Les manifestants ont arpentés plusieurs artères de la ville

Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kaya,  Issiaka Sawadogo, cette manifestation spontanée organisée au lendemain de celles des autres grandes villes du pays dont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso vise à interpeller le chef de l’Etat afin que les responsabilités soient situées sur la récente attaque terroriste meurtrière d’Inata, province du Soum, qui a fait plusieurs morts parmi les gendarmes du détachement de la gendarmerie et des civils. « Pourquoi laisser des soldats affamés pendant que nous avons des avions pour les ravitailler en vivres et alors qu’ils sont capables de transporter des corps sans vie », s’est-il interrogé.

Le porte-parole des manifestants, Issiaka Sawadogo

Pour le porte-parole des manifestants, le président du Faso doit savoir qu’il est arrivé au pouvoir à la suite d’une insurrection populaire et que le peuple burkinabè ne dort pas. « Qu’il sache que le peuple a eu confiance en lui en le plaçant à la tête de la nation. Qu’il sache que toute vie ôtée est de sa responsabilité », a fait remarquer Issiaka Sawadogo.

Interrogé sur les raisons de leur passage à la résidence du Chef de canton du Sanmatenga (Ndlr : Le Naaba Koom était absent), le président du Conseil communal de la jeunesse a répondu que cette initiative a pour but de solliciter le soutien des garants de la tradition afin qu’ils transmettent le cri de cœur de la population en détresse  aux autorités nationales. La jeunesse kayalaise, a-t-il rassuré, est et restera solidaire des FDS. « Si le président n’est pas à mesure de nous apporter la sécurité et la paix, qu’il cède le fauteuil à une autre personne capable de nous sortir de cette situation d’insécurité », a lancé Issiaka Sawadogo. 

Des épouses de FDS ont participé à la marche

Présentes aux côtés des jeunes manifestants, les épouses des FDS ont, par la voix de Latifatou Bélem, sollicité de l’Etat des mesures adéquates afin de préserver la vie de leurs époux qui sont  engagés au front pour la défense de la patrie et du drapeau national. 

Dieu-Donné Windpouyré Ouédraogo

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