Traite et exploitation des enfants en situation de mobilité transfrontalière : les acteurs renforcent la synergie d’action pour contrer le phénomène

Ouagadougou le 15 juillet 2026Le ministère des Affaires étrangères, à travers la Direction de la Migration et de la réinsertion a organisé, ce mercredi 15 juillet 2026 à Ouagadougou, un séminaire de réflexion sur les mécanismes de protection des enfants victimes d’exploitation et de traite dans les situations de mobilité transfrontalière.
Ce séminaire qui a regroupé des acteurs des différents ministères partenaires, des organisations internationales et de la société civile, vise à définir une meilleure synergie d’action de protection et de préservation des droits des enfants.
Présidant la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, le Secrétaire général par intérim, l’ambassadeur Léonard LOMPO, a présenté un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur, appuyé par le contexte sécuritaire et humanitaire, avec pour conséquence les violences et l’exploitation des enfants aux fins du travail forcé, l’exploitation sexuelle, et les recrutements des enfants par les groupes terroristes, entre autres.En chiffres, ces cas de traite d’enfants sont estimés à 30% à l’échelle mondiale et les enfants de l’Afrique de l’Ouest représentent la majorité des cas, selon les données de l’OIM.Au cœur des défis de cette lutte, le Secrétaire par intérim a relevé les efforts conjugués du gouvernement à travers l’adoption en 2023 du plan d’actions national de lutte contre la traite des personnes par le Burkina Faso, bien que le phénomène persiste.

L’ambassadeur Léonard LOMPO a donc invité les acteurs à redoubler d’effort dans la lutte, en mettant en place des actions cordonnées et efficaces pour juguler le fléau. « Le renforcement de la collaboration interministérielle et interinstitutionnelle contribuera à rendre plus performants les mécanismes et les plans d’action, afin de mieux les aligner aux réalités du terrain, et de garantir que les réponses apportées à ces crimes restent adaptées », a -t- il indiqué.Il s’agit également d’une occasion pour les structures de mener la réflexion en vue d’assurer la protection des enfants en mobilité transfrontalière, depuis les zones de départ jusqu’aux zones d’arrivée en passant par les zones de transit.
Reconnaisant la diversité et la qualité des différents participants à ce séminaire, le Secretaire général les a invités à identifier les approches et actions pertinentes, inspirées des réalités du terrain pour endiguer la traite et l’exploitation des enfants au Burkina Faso.
DCRP / MAE



