C’est par une conférence de presse que le Chef de file de l’opposition a effectué sa rentrée politique ce mardi 14 septembre 2021 à Ouagadougou.

Les conférenciers écoutant attentivement les questions des journalistes


Parmi les sujets que le Chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo, a abordés dans sa déclaration liminaire, la Guinée figure en bonne place. Prenant en effet acte des changements intervenus dans ce pays, il a remis en cause la crédibilité et la transparence des élections de 2020. Tout en regrettant la prise du pouvoir par les armes, il a appelé la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) à lever les mesures de sanctions contre le peuple guinéen, se demandant où était cette institution lorsque la Constitution a été piétinée. « C’est elle qui observe les élections et vous appelle à accepter des résultats qui ne sont pas acceptables. Elle vous demande ensuite de ne pas manifester. Si un président a été mal élu et qu’il se convainc qu’il a été élu pleine majorité, qu’il devient autoritaire et piétine ceux qui ont raison, alors ce qui doit arriver arrivera », a déclaré Eddie Komboïgo qui estime que tout le monde sait qu’Alpha Condé était un mauvais président. Pour lui, il est la honte de l’opposition au pouvoir étant donné que beaucoup l’ont soutenu et que lui-même a fait des déclarations pour dire qu’il ne révisera rien et qu’il sera un exemple. Pour le CFOP, ce qui compte maintenant, c’est d’accompagner les militaires dans une transition pour que très rapidement la démocratie revienne.

Au niveau du Burkina Faso, le CFOP a attiré l’attention du gouvernement sur le spectre de la famine qui semble se profiler à l’horizon en raison du nombre élevé de déplacés internes et des interdictions imposées par les terroristes, entre autres. Il a également appelé à la réouverture des frontières, compte-tenu de l’augmentation des prix des produits de premières nécessités.


L’autre sujet sur lequel le CFOP s’est attardé, c’est la gestion foncière, notamment la suspension par le gouvernement des lotissements et l’urbanisation des grandes et moyennes villes depuis 2016 alors que pour la même période 2016-2020, ces mêmes villes ont connu ce qu’il a appelé des parcellements irréguliers trois fois supérieurs au nombre de lotissement que le Burkina a connu depuis 1919. « La corruption immobilière est devenue l’apanage des membres du gouvernement », a-t-il tranché, ajoutant que l’opposition suit de près les propositions d’apurement du passif immobilier sur toute l’étendue du territoire.

La fermeture du Lycée Philippe Zinda Kaboré et les « tentatives de réduire au silence les opposants et les activistes de la société civile par des arrestations arbitraires » sont aussi des points qui ont marqué cette conférence.

C’est lors des questions réponses que la question du dialogue politique au Burkina s’est invitée aux échanges. En effet, après la marche qu’il a organisé en juillet dernier, le cadre de concertation de l’opposition a interpelé le président sur la nécessité de reprendre le processus. « Ces dernières semaines, on nous a invité à convenir d’une date. Mais pour cette reprise du dialogue politique, nous mettons des conditions. Nous voulons qu’on nous fasse le point sur la nouvelle stratégie de sécurisation du pays. Nous pensons que ce sera en fin de ce mois », a indiqué Eddie Komboïgo, ajoutant qu’ils ont aussi demandé un état d’avancement de la réconciliation nationale.

Zalissa Soré

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