Après un mois de vacances, le gouvernement a renoué ce mercredi 8 septembre 2021 avec son traditionnel conseil hebdomadaire des ministres, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Moment de retrouvailles mais aussi et surtout la reprise des grands chantiers.

Le président du Faso, Roch Kaboré salue ses collaborateurs avant l’entame du premier conseil des ministres post vacances

Comme une rentrée des classes.  Certains ont été plus matinaux que d’autres. Au nombre des premiers à fouler le palais présidentiel, le ministre de la Sécurité,  Maxime Koné, ses collègues de l’Enseignement supérieur,  de l’Economie numérique et de la Jeunesse,  respectivement,  Alkasdoum Maïga,  Fatoumata Sanon et Salifou Tiemtoré.

L’arrivée de chaque membre de l’équipe est scrutée par une foule de journalistes qui fait le pied de grue. Tout juste à côté du tapis rouge déroulé,  les véhicules viennent se garer successivement. Venu à bord de Talisman ou de V8, chaque ministre est soumis au même protocole. Après la descente du véhicule, l’on se dirige vers un tunnel thermométrique érigé sur le perron où  l’on se désinfecte, covid19 oblige.

Passée cette étape obligataire,  chaque ministre s’empresse de s’engouffrer dans la Salle polyvalente où se tiendra le tout premier conseil post vacances. Peu bavards,  les uns déclinent l’invite des journalistes à dire un mot, tandis que les autres s’y prêtent volontiers.

Tous affichent des visages décontractés, visiblement requinqués après un mois de repos. Tous parlent de chantiers à poursuivre,  de priorités,  de défis majeurs. Mais en réalité, rien n’a été placé en stand-by et le repos ne l’a été que de nom, estiment plus d’un membre de l’équipe. A commencer par le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré. En effet, le Premier des Burkinabè a affirmé n’avoir pas eu de congés spécifiques. « Vous savez quelle a été la situation du pays au mois d’août, et en en tant que président du Faso, il m’était impossible de prendre des vacances dans ce contexte », a déclaré le chef de l’Etat.

Et d’indiquer que l’équipe gouvernementale reprend service avec des dossiers urgents qui concerne un certain nombre de secteurs. C’est le cas au département des finances où il faut recadrer les questions en lien avec la préparation du budget exercice 2022, lequel sera soumis à l’Assemblée nationale.

A cela, il faut ajouter les derniers réglages du deuxième volet du Plan national de développement économique et social (PNDES), qui, lui, devra être soumis d’ici à novembre aux partenaires techniques et financiers. Dans le même temps, ajoute, Roch Kaboré, « nous devons nous préoccuper des problèmes quotidiens des Burkinabè telles que la vie chère, les questions liées au logement, le foncier, et bien d’autres qui sont des questions suscitant des gorges chaudes et dont nous avons la responsabilité de rechercher des solutions ».

La santé, l’eau, les infrastructures, bref, aucun secteur ne sera laissé pour compte, à en croire le chef de l’Etat, conscient, dit-il, qu’il est du devoir de son équipe d’œuvrer à « trouver des solutions qui permettent aux Burkinabè de vivre dans une certaine sérénité ». Mais par-dessus tout, l’action gouvernementale sera conduite avec une part belle faite à la question sécuritaire. Et foi du chef suprême des armées, « des réorganisations sont en cours au sein du département de la Défense nationale ».

A vaste chantier, longue réunion, est-on tenté de dire, d’autant plus que pour cette reprise des travaux, pas moins de 8 heures ont suffi au conseil des ministres pour épuiser son ordre du jour.

Bernard Kaboré

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