Indexée comme une association de droit togolais, l’Union des transporteurs, opérateurs économiques et chauffeurs du Burkina au Togo (UTOECB-FT), éprouve des difficultés liées au fret, selon ses membres. C’est pourquoi ces derniers ont procédé à la mise en place de l’Association des transporteurs, opérateurs économiques et chauffeurs du Burkina (ATOECB), une structure de droit burkinabè présentée à la presse ce 2 juin 2021. « Désormais, nous verrons ce qu’on va nous reprocher », a indiqué le président de l’association, Alassane Guira.

A l’origine de la création d’une Association des transporteurs, opérateurs économiques et chauffeurs du Burkina (ATOECB), il y a le calvaire lié à l’acheminement de marchandises du port de Lomé vers Ouagadougou. Un calvaire que subiraient les membres de l’Union des transporteurs, opérateurs économiques et chauffeurs du Burkina au Togo (UTOECB-FT).

A écouter le président de l’ATOECB, Alassane Guira, principal animateur de la présente conférence de presse, les difficultés en question se rapportent à l’application du décret ministériel confiant la gestion du fret au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).

Mis en application depuis le 15 décembre 2020, cet arrêté conjoint des ministères des Transports et du Commerce arrêté ministériel indique que le CBC est chargé de la gestion du fret en provenance et à destination du Burkina. A travers cet arrêté, la volonté affichée du gouvernement est de permettre une gestion saine et équitable du fret au profit de tous les transporteurs.

Mais, « nulle part dans cet arrêté, il n’est indiqué que pour obtenir un bon de chargement auprès du CBC, il faut d’abord s’octroyer un visa signé d’une autre structure. Or, c’est ce que la représentation du CBC à Lomé nous demande, sous prétexte que nous ne sommes pas une société de droit burkinabè », s’est indigné Alassane Guira pour qui le prétexte ne tient pas la route, du moment où il est question de transporteurs et opérateurs économiques burkinabè qui défendent des intérêts burkinabè. L’arrêté est assez clair, dit-il, le reste « ce sont des règles que le CBC veut créer, ce dont nous ne sommes pas d’accord».

A croire le conférencier, le refus de présenter le visa a valu à de nombreux transporteurs des amendes de 200 000 F CFA par camion.

Le récépissé en main, le président de l’ATOECB veut croire que la « tracasserie » relève désormais d’un mauvais souvenir. « Un récépissé est égal à un récépissé, on verra ce qu’on va nous reprocher désormais », a martelé celui qui est aussi à la tête de l’UTOECB-FT.

L’ATOECB créée, la structure togolaise est-elle appelée à disparaitre ? Non, selon Alassane Guira, arguant que chaque pays ayant ses règles juridiques et que contrairement à l’UTOECB-FT, la nouvelle association pourrait à l’avenir étendre ses actions à d’autres pays par la mise en place d’antennes.

Bernard Kaboré

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