Ces dernières années le Sport pour tous s’est développé au Burkina. Mais ce milieu reste à assainir et à professionnaliser selon l’Association des coachs sportifs du Burkina. C’est dans ce sens qu’en collaboration avec le ministère des Sports, elle a initié une formation à l’endroit de ses membres le samedi 1er mai 2021 à Ouagadougou.

Des participants à la formation

Imaginez une séance d’aérobic réunissant plusieurs dizaines de personnes et au cours de laquelle un ou plusieurs participants piquent des malaises soudains. Vous direz de toucher vite du bois. Mais c’est l’un des risques inhérents à cette activité qui gagne du terrain depuis ces dernières années au Pays des hommes intègres. Si de tels incidents interviennent, peu de gens qui arborent fièrement la casquette de coach sont outillés pour gérer ces situations d’urgence. Pourtant, cette maîtrise des risques devrait figurer parmi le ba.-ba des compétences d’un coach qui doit, par exemple, disposer d’informations élémentaires sur l’état de santé de chaque participant avant toute séance d’aérobic.

Moctar Zapré, à l’instar d’autres participants, apprécie l’initiative de l’Association des coachs

Maîtriser les risques, c’est entre autres, un des objectifs recherchés à travers la formation initiée par l’Association des coaches en fitness du Burkina. A cette session qui a réuni une cinquantaine de personnes, deux modules portant, respectivement, sur la pédagogie dans le coaching et l’aérobic ont été décortiqués à l’endroit des participants.

Auteur du premier module, Abraham Zoma, directeur du sport de haut niveau au ministère des Sports et des loisirs, a insisté sur le comportement qui doit être celui du coach vis-à-vis des sportifs. A l’en croire, les animateurs sportifs rencontrent le plus souvent la difficulté de pouvoir préparer des séances et les exécuter selon certaines normes. Andragogues, les coachs, dit-il, doivent l’être afin de pouvoir motiver les adultes qui constituent le grand nombre des amateurs de l’animation sportive. Au-delà de cette compétence, les coachs ne doivent pas tarir d’astuces pour gérer la fatigue ou déceler des anomalies que portent certains patients et qui ne s’accommodent pas à certains exercices physiques.

Pour ce qui est du module sur l’aérobic, développé par la présidente de l’association, Florentine Ouédraogo, il a été question de l’histoire de cette activité, son avènement au Burkina, les pratiques y relatives constatée ailleurs et au Faso, etc.

Participant à cette formation, Moctar Zapré juge l’initiative de l’association « très bien pensée », lui qui dit en avoir appris davantage sur la méthodologie d’approche des clients.

En rappel, l’activité de l’aérobic est entrée au Burkina au début des années 80. Mais elle restera réservée à une élite jusqu’en 2006 avec la création d’une direction du sport pour tous au ministère des Sports. Puis une grande séance a été organisée en 2011 avec la participation de personnalités comme le Mogho naaba.

Aujourd’hui, l’Association des coachs du Burkina qui compte près d’une centaine de membres, veut professionnaliser un secteur à fort effectif de brebis galeuses, selon Florentine Ouédraogo.

Bernard Kaboré

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