Sécurité, réconciliation nationale et rajeunissement des instances dirigeantes des partis : voilà les défis majeurs que doit relever la classe politique burkinabè selon le parti Soleil d’avenir qui en a d’ailleurs fait un thème de réflexion à l’occasion de sa rentrée politique, ce samedi 17 juillet 2021 à Ouagadougou.

La rentrée politique a été marquée par des communications dont celle de l’analyste politique Siaka Coulibaly (à g.), sous une modération du politologue, Abdoul Karim Saïdou (milieu)

Après quelques mois passés au garage, la machine de Soleil d’avenir se remet en marche. Ainsi peut-on caricaturer la présente rentrée politique du parti. C’est d’ailleurs son président, Abdoulaye Soma, qui l’a dit : « après  sa participation aux élections couplées, présidentielle et législatives, du 22 novembre 2020, Soleil d’avenir est entré en réflexion et en concertation avec d’autres acteurs politiques pour savoir la meilleure façon d’orienter sa  politique pour répondre aux préoccupations des Burkinabè. Et c’est ayant eu des pistes de solutions que la machine doit maintenant se mettre en route ».

Le moins que l’on puisse dire est que plusieurs militants, ainsi que des responsables et représentants d’autres partis ont fait le déplacement du Centre Cardinal Paul Zoungrana de Ouagadougou pour prendre part à cette remise en route. Au nombre des représentants d’autres partis, il y avait le président du Mouvement patriotique pour le salut (MPS), Pr Augustin Loada.

Pour le Pr Soma, impulser une nouvelle dynamique au parti, c’est aussi le placer dans les starting-blocks pour les municipales de 2022. Car, avec moins de 2% des voix, le bilan de la participation du parti au double scrutin de novembre 2020 reste en deçà des attentes, quand bien même des motifs de satisfaction demeurent.

Et au même moment où le parti futuriste veut impulser une nouvelle dynamique, il met au centre de la réflexion les défis majeurs qui se présentent à la classe politique,  à l’image du thème central de la présente rentrée politique, décortiqué par un expert invité, en l’occurrence l’analyste politique, Siaka Coulibaly. Ces défis, selon Abdoulaye Soma, sont d’ordre sécuritaire et socio politique. Sécuritaire, d’autant plus que « l’engagement politique aujourd’hui est plutôt un engagement sécuritaire », dans un contexte de crise, selon le président de Soleil d’avenir.

Des militants lors de la cérémonie d’ouverture de rentrée politique

D’ordre sociopolitique car, « il y a un besoin crucial de renouvellement de la classe politique », estime celui qui a porté Soleil d’avenir sur les fonts baptismaux en 2019. Et d’arguer que « nous avons une classe politique qui est arrivée au pouvoir à l’occasion du coup d’Etat de 1983 », entendez, le début de la Révolution, et qui « est restée depuis lors aux affaires ». Pour le Pr Soma, cette classe politique doit faire ses valises, non sans apporter assistance à la « nouvelle génération », porteuse d’une nouvelle vision de la gouvernance.

A côté du renouvellement de la classe politique, l’autre défi auquel fait face la classe politique, est  bien la réconciliation nationale, laquelle devrait permettre de soigner un mal qu’est la perte du sentiment d’appartenance à une même nation.

Lire aussi: Soleil d’avenir : le parti déclare son appartenance à l’opposition politique

La rentrée politique a été l’occasion pour Soleil d’avenir de présenter les membres de son 3e Conseil gouvernemental (Ndlr : le bureau exécutif national du parti) lequel est dirigé par un Premier ministre, en la personne de Bala Koné.

Bernard Kaboré

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