On sait désormais sous quel format se déroulera la 27e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) prévu pour se tenir du 16 au 23 octobre 2021. Des cérémonies d’ouverture et de clôture haute en couleurs au Palais des sports de Ouaga 2000, des innovations sur le plan de la compétition, …. Bref, un festival sous une nouvelle dynamique, foi du comité d’organisation face à la presse  ce 21 juin 2021 à Ouagadougou pour le lancement des préparatifs de l’évènement. A cette occasion, la ministre de la Culture a assuré que tout est mis en œuvre pour une « édition saine et sécurisée ».

C’est parti donc pour les préparatifs de la 27e édition du FESPACO qui, initialement prévu pour se tenir en février dernier, aura finalement lieu du 16 au 23 octobre prochain, covid 19 oblige.

Le temps d’une demi-heure d’attente, dans la salle de projection du Ciné Burkina, où le comité d’organisation a convié la presse pour le lancement desdits préparatifs, on a senti le suspense. Du suspense autour de la couleur et du format que prendra cette 27e édition, annoncée comme celle d’une nouvelle dynamique. Peu à peu, ce suspense  s’est estompé notamment avec la présentation du projet artistique par le délégué général du FESPACO, Moussa Alex Sawadogo, puis la séance de dévoilement du visuel officiel.

Le concepteur de l’affiche, Cristophe Sawadogo

L’affiche de la 27e édition du FESPACO est la photo d’un tableau de l’artiste-peintre, Christophe Sawadogo. L’œuvre, figurative, selon l’auteur,  représente la princesse Yennenga sur  un cheval en mouvement. La princesse et la bête regardent dans des directions opposées. « Yennenga indique de la main droite où il faut aller et pendant ce temps, le cheval regarde en arrière. Cela peut vouloir dire que lorsqu’on est en lutte, il faut certes regarder ce qu’il y a en face mais il ne faut aussi songer à regarder derrière soi. Autrement, c’est un regard sur l’avenir mais aussi sur le passé qui est source d’inspiration » a expliqué Christophe Sawadogo qui a ainsi voulu une œuvre proche du thème intitulé : « Cinéma d’Afrique et de la diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis ».

1132 films enregistrés

Pour ce qui est du projet artistique, le délégué général a d’emblée indiquée que la compétition officielle se déroulera dans cinq sections réparties comme suit : les fictions long-métages, les fictions documentaires long-métrages, les séries télé et les films d’animation, les courts-métrages (fiction et documentaire), les films des écoles africaines de cinéma. Des sections parallèles vont regrouper des films de divers horizons ne répondant pas aux critères de la sélection officielle. D’autres sections encore  vont faire l’objet de compétitions obéissant à d’autres normes. « C’est le cas des sections Perspective, Burkina, le FESPACO classique et le FESPACO enfants.

A la date de la clôture des inscriptions, la délégation du FESPACO dit avoir enregistré 1132 films qui sont en cours de sélection par un comité ad ’hoc, selon Alex Sawadogo.

Une section professionnelle dénommée « FESPACO Pro » est composée, entre autres, du Marché international du cinéma et de l’audiovisuel, des Ateliers Yennenga, du  Yennenga Connexion. Autres volets non moins important du programme, les galeries marchandes, les plateaux d’animation musicale ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture qui se tiendront au Palais des sports de Ouaga 2000.

Faire l’édition actuelle un succès

Des salles sont identifiées pour la compétition officielle, les sections parallèles et les projections en plein air. Figurent parmi les espaces identifiés pour la compétition officielle : le Ciné Burkina, l’Institut français, l’espace Georges Méliès, le CENASA, Canal Olympia Pissy et Ouaga 2000. Le Ciné Wemtenga, La Termitière, le Reem-doogo et le Palais de la culture Jean-Pierre Gingané sont dédiés aux sections parallèles. La Place de la Nation et bien d’autres espaces publics accueilleront les projections en plein air.

Elise Thiombiano (milieu) assure: “tous les lieux qui connaitront une affluence des festivaliers seront sécurisés

A croire la délégation générale, le 27e FESPACO sera riche en innovations, citant entre autre, le projet « Yennenga post-production » qui est un appel à films créant des cadres de rencontres entre cinéastes et leurs partenaires, le « Yennenga académie », un programme de formation d’une dizaine d’amateurs du 7e art aux métiers du cinéma.

Se référant au projet artistique, la ministre de la Culture, Elise Thiombiano, veut croire que la 27e édition du FESPACO est celle d’une nouvelle dynamique, après 50 ans d’aventure. Mais une édition qui s’avère être un défi au regard du difficile contexte sécuritaire et sanitaire marqué surtout par l’insécurité et le covid 19. Et la ministre de la Culture de promettre une édition « saine et sécurisée », assurant que des dispositions sont prises à cet effet par le gouvernement.

Pour cette édition du FESPACO, le Sénégal est le pays ivité d’honneur. Un choix en partie motivé par des liens solides de partenariat entre ce pays et le Burkina en matière de Cinéma.

Bernard Kaboré

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