Le premier conseil des ministres après l’attaque meurtrière de Solhan, tenu ce 9 juin 2021, a adopté un avant-projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence dans six régions du pays. C’est ce qu’a fait savoir le ministre porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, au sortir de cette réunion hebdomadaire.

L’urgence n’est pas levée dans les régions éprouvées par l’insécurité et viennent le rappeler les dernières attaques sanglantes, dont celle de Solhan dans le Sahel qui a fait officiellement 132 morts. Une raison plus que suffisante pour  le gouvernement de proroger de 18 mois l’état d’urgence en vigueur depuis janvier 2020 dans 14 provinces de six régions et qui arrive à terme en juillet prochain.

Selon le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du  gouvernement, Ousséni Tamboura, le projet de loi qui sera soumis aux élus nationaux, une fois adopté, permettra l’instauration de mesures adaptées à chacune des régions ou provinces concernées afin de lutter efficacement contre l’insécurité. Ousséni Tamboura espère que ce projet de loi sera examiné dès la prochaine session extraordinaire de l’Assemblée nationale.

Autre sujet non moins importants évoqué par le Conseil des ministres, notamment au titre des communications orales,  la tenue prochaine d’une session du dialogue politique national. Cette session qui réunira du 17 au 19 juin la classe politique se penchera sur des sujets d’actualité dont la lutte antiterroriste et la réconciliation nationale. A cette occasion les partis de l’opposition et de la majorité se concerteront aussi sur le report des élections municipales et les réformes y relatives, notamment une révision à minima du Code électoral.

Lire aussi: le compte rendu intégral du Conseil des ministres

Réagissant aux questions des journalistes, Ousséni Tamboura est revenu sur la récente décision du Conseil supérieur de la communication de suspendre ou d’interpeller des médias suite à des manquements dans le traitement de l’information sur des actes terroristes. « Notre environnement médiatique depuis ces dernières années, est impacté par les réseaux sociaux et guidé par la course au sensationnel sans nécessairement avoir la maitrise de la source de l’information », a déclaré Ousséni Tamboura qui invite les journalistes au respect de l’éthique et de la déontologie. “Je ne dis pas qu’on n’a pas le droit de se tromper mais on ne doit pas se tromper sur des choses graves », a-t-il dit. Le porte parole du gouvernement faisait allusion aux informations erronées, pourtant repris par des médias, faisant cas d’une attaque meurtrière contre un car de transport de passagers après la tragédie de Solhan.

B.K.

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