Bientôt c’est la période du ramadan, le jeûne musulman. En prélude à ce devoir fondamental de l’islam, l’Association des muezzins du Burkina a initié une formation, du 9 au 11 avril 2021, à l’intention de plusieurs centaines de ses membres. L’objectif, renforcer leurs connaissances et les conforter dans un rôle « crucial » qu’ils jouent mais très souvent relégué au second plan.

Des muezzins lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire

Pas moins de cinq 500 muezzins des mosquées de la ville de Ouagadougou et des communes rurales rattachées effectueront ce qu’il convient d’appeler le… pèlerinage de Hamdalaye, ce quartier populaire de la capitale qui abrite, trois jours durant, le présent séminaire de formation qui annonce le mois de ramadan. En tout cas, pour le lancement des travaux, ils étaient déjà plusieurs dizaines à prendre d’assaut l’une des salles du lycée franco-arabe, Mad Elmya, lequel a été transformé  en quartier général des séminaristes.  

Au cours des trois journées, soit du 9 au 11 du mois courant, les préférés d’Allah, c’est ainsi que d’aucuns qualifient les muezzins, auront un chronogramme de travail, on ne peut plus, chargé. L’histoire du muezzin selon le prophète Mahomet, son comportement dans la mosquée, son importance auprès de l’imam dans la prière, sont autant de modules parmi tant d’autres qui seront disséqués par des guides religieux et de fins savants du saint coran.

Mais s’il a un module considéré comme celui à ne pas rater, c’est celui qui porte sur la valeur du muezzin dans l’islam, développé dès l’ouverture du séminaire par le cheick Issa Kafando. Pour ce formateur, le muezzin est à l’Islam ce que le drapeau est à un pays et à ses hommes. Mais ce rôle de premier plan est souvent ignoré par ceux-là même qui appellent l’imam et les fidèles aux cinq prières quotidiennes et ce, au prix de leur sommeil et de leur temps de travail, sans en retour percevoir le moindre centime. Se référant aux Saintes Ecritures, le cheikh Issa Kafando fait d’ailleurs croire que le jour du jugement dernier, tous les humains s’égaleront en taille mais que l’exception sera faite aux muezzins qui, se révéleront plus grands à la manière dont le prophète les a élevés.

C’est dire donc que plus qu’un lieu de renforcement  des compétences des muezzins pour une « contribution à l’amélioration des activités du mois de ramadan », thème retenu,  le présent séminaire est un cadre privilégié pour la revalorisation-même du muezzin. Un rendez-vous de formation qui souffle cette année sa 5e bougie et qui doit sa pérennité  à l’Association des muezzins Saïd Bilal du Burkina, créée en 2011.

Au-delà de de la formation qui a profité à plusieurs centaines de muezzins lors des précédentes éditions, l’association, selon son président, Mahamadi Dera, compte « plusieurs autres actions nobles » à son actif. Et de citer des dizaines de bourses scolaires octroyées à des élèves, des séances de lecture de corans, des jeûnes en faveur de la paix et de la cohésion nationale.

Bernard Kaboré

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