Portes closes, le cyberposte anciennement logé au siège de La Poste, à Ouagadougou, est aujourd’hui l’ombre de lui-même

Ouagadougou, Ziniaré, Kaya, Dori, Manga, Pô, yako, Gourcy, Ouahigouya, Djibo, Tougan, Koudougou, Dédougou, Houndé, Banforé, Bobo-Dioulasso, Koupéla, Fada N’Gourma, Tenkodogo, Garango, Bitou, Bogandé : toutes ces villes burkinabè ont connu les cyberpostes de la Poste Burkina Faso, anciennement Société nationale des postes (SONAPOST). Mais cela ne relève plus que d’un souvenir car l’institution ne dispose plus d’un seul de ses centres de navigation Internet ouverts au public. Chef du département communication et relations publiques, Lamine Diarra indique que le cyberposte de Dédougou, le dernier bastion, pour emprunter le jargon militaire, est tombé en 2020.

Le chef du département communication et relations publiques de la Poste Burkina, Lamine Diarra

Les cyberpostes ont vu le jour en  2003. En 2012, on en dénombrait 25 à travers le territoire national, 16 en 2014. Mais comment aucun de ces centres disséminés n’a pu résister à la fermeture ? Selon Lamine Diarra, c’est le temps et le téléphone portable qui en ont décidé ainsi : « Aujourd’hui avec l’explosion de la 3 et 4G sur les téléphones portables, les cybers postes n’arrivaient plus à fonctionner comme nous le souhaitons. Le manque de fréquentation nous imposait des coûts de gestion et d’exploitation exorbitants. Cela a motivé la direction à mettre fin au système qui était mis en place », explique le communicateur.

Pour résister à l’impact de la technologie, la Poste a eu à expérimenter le système de WiFi communautaire. Une initiative à destination des populations rurales. L’expérience a eu lieu à Tanghin Dassouri, localité situé à quelques encablures de Ouagadougou. Le poste WIFI, selon Lamine Diarra, était logé dans une agence, le débit est fourni par un satellite. Le client venait payer un ticket avec un mot de passe et pouvait ainsi se connecter chez lui. Si cette expérience a dû s’arrêter, c’est du fait d’un souci avec le fournisseur d’accès. Mais la rupture ne saurait durer selon le responsable des relations publiques de La Poste qui croit dur comme fer que l’avenir est dans cette liberté donné à l’internaute de se connecter partout où il en a besoin.

Bernard Kaboré

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