En Centrafrique, les résultats provisoires de l’élection présidentielle sont connus depuis le lundi 4 janvier . Selon l’ANE  (l’Autorité nationale en charge des élections), le président sortant Faustin-Archange Touadéra a été réélu au premier tour avec 53,92% des voix contre 21,01% pour l’ex Premier ministre (1999-2001) Anicet-Georges Dologuélé.

Photo d’illustration

Un résultat contesté,

neuf candidats ayant saisi l’ANE le jour même de la proclamation des résultats. Ils dénoncent le manque de transparence, occasionné notamment par le vote par dérogation, lors de l’élection présidentielle et celles législatives, le 27 décembre dernier. Ils pointent aussi du doigt des fraudes massives et le fait que de nombreux électeurs n’ont pu se rendre aux urnes.

Sur 1,8 million d’inscrits sur les listes électorales, seulement un peu plus de la moitié , soit 910 000, ont effectivement pu accomplir leur devoir civique. Sur cette base, le taux de participation a été établi à 56,31%. Un taux qui n’est pas accepté par le fondateur de l’URCA, Union pour le renouveau centrafricain, Anicet-Georges Dologuélé, qui a déposé un recours. Cette contestation des résultats des scrutins du 27 décembre n’est pas faite pour arranger les choses dans ce pays en proie à l’insécurité.

En effet, une nouvelle coalition armée s’était formée pour perturber les élections. Repoussée lors de sa descente sur Bangui, elle a attaqué la ville de Damara située dans la préfecture d’Ombella-M’Poko , à 80 kilomètres de la capitale. Cette offensive a eu lieu le 2 janvier 2021. La journée de vote, faut-il le rappeler, a été aussi marquée par des perturbations dues aux groupes armées.

Espérons que la situation connaîtra une amélioration dans les jours à venir. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter, en ce début d’année, à ce pays qui, après l’indépendance, a eu à sa tête différents régimes autoritaires comme celui  de Jean-Bedel Bokassa qui fut président avant de s’autoproclamer empereur.

Dans ce territoire de 4 500 000 habitants (2020), pour une superficie d’environ 623 000 km2, les premières élections libres avec multipartisme ont lieu en 1993. C’est Ange-Félix Patassé qui avait été porté au pouvoir. Celui-ci sera renversé en 2003 par François Bozizé réélu en 2005. Il est à son tour renversé en 2013 par la Seleka, une alliance de milices dirigée par Michel Am-Nondokro Djotodia, pendant la deuxième guerre civile centrafricaine. En 2016, Faustin-Archange Touadéra est élu Président de la République.

Zalissa Soré

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