Essentiellement consacrée à l’examen et à l’adoption de la loi de finances exercice 2021, la 2e session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte dans l’après-midi du 30 septembre 2020. Une ouverture marquée par un seul acte, le discours du patron de l’hémicycle, Alassane Bala Sakandé. Cette session étant la dernière du genre pour la 7e législature, l’occupant du perchoir a saisi l’occasion pour dresser un bilan du mandat des députés. « La copie n’est pas parfaite mais il y a des motifs de satisfaction », s’est-il félicité.

En hommage aux défunts élus de la 7e législature, une minute de silence a été observé par ceux qui furent leurs collègues

Après des vacances parlementaires, « bien méritées mais loin d’être de tout repos », pour reprendre les propos d’Alassane Bala Sakandé,  les députés renouent avec l’ambiance de l’hémicycle. Comme toutes les sessions ordinaires, la présente connaît la participation de membres du gouvernement, de présidents d’institutions ainsi que des représentants des corps et missions diplomatiques.

Passée la vérification du quorum et l’adoption de l’ordre du jour, il n’y avait plus qu’à suivre le discours du PAN, seul acte en relief de l’ouverture de cette session ordinaire. 

Se livrant à cet exercice, l’occupant du perchoir ne tardera pas à dévoiler le menu de cette deuxième session ordinaire de l’année qui est essentiellement consacré à l’examen et à l’adoption de la loi de finances exercice 2020.  « Comme toute session budgétaire, elle donnera lieu à des débats enflammés, passionnants, passionnés et même tumultueux », présage le chef du parlement. Mais il estime qu’ « il ne pouvait pas en être autrement, le parlement étant le haut lieu par excellence de la confrontation des idées contradictoires, sans lesquelles la démocratie manquerait de son précieux carburant ». C’est pourquoi il a exhorté que les joutes verbales à venir soient perçues, non pas comme l’expression d’un quelconque antagonisme politique ou idéologique, mais comme la manifestation d’un attachement commun à l’affectation judicieuse et équitable des ressources publiques au profit des populations.

Noufou Ouédraogo et Laurent Bado disent adieu à l’hémicycle

La présente session intervenant à quelques semaines de la fin de la 7e législature, l’heure est venu de faire bilan, à écouter l’orateur. La 7e Législature, dit-il s’est employé à faire du parlementaire autrement, loin d’une volonté du Parlement de s’affranchir de son rôle ou de se livrer à « un populisme débordant ». Entre autres hauts faits, Bala Sakandé fait noter 226 lois votées depuis la validation du mandat des députés le 30 décembre 2015. Et pas que, les élus nationaux ont usé de 114 questions orales, fait répondre 118 questions écrites et 16 questions d’actualité, suivant son rôle de contrôleur de l’action gouvernementale. Toujours au nom de cette prérogative, sept commissions d’enquête parlementaire et 12 missions d’information ont été conduites par les représentants du peuple.

A cela s’ajoute la création d’une Commission d’évaluation des politiques publiques et du suivi des recommandations (CEPSUR) qui a suivi la mise en œuvre d’au moins 260 recommandations des commissions d’enquête. « Tous ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que cette législature soit à la hauteur de sa mission malgré des de nombreuses difficultés », estime le législateur en chef. De « réels motifs de satisfaction », certes, mais « la copie n’est pas parfaite », reconnaît l’occupant du perchoir qui fait cette déclaration : « Tout n’a pas été fait, tout ne pouvait pas être fait ».

La main levée en signe d’au revoir, Noufou Ouédraogo, à l’instar de Laurent Bado, a fait savoir qu’il ne briguera plus un mandat de député

Attaques terroristes, déplacements de populations, sinistres, crise  sanitaire, c’est aussi dans ce contexte que se tient la dernière session ordinaire de la 7e Législature. Non sans tirer son chapeau aux forces de défense et de sécurité pour leur détermination à combattre l’hydre terroriste et aux autorités politiques pour faire face aux urgences, Alassane Sakandé dit souhaiter que le budget à venir soit le miroir des priorités sociales, économiques et financières du gouvernement tout en indiquant dans quelles mesures les besoins de toutes les composantes de la société doivent être pris en compte.

La dernière session sera visiblement celle des adieux pour certains députés qui ne brigueront plus de mandat lors des prochaines échéances électorales. Laurent Bado du PAREN et Noufou Ouédraogo de l’ADF/RDA sont au nombre de ceux-ci, eux qui, publiquement, ont annoncé leur retraite parlementaire, dès que prendra fin le mandat en cours, une décision qui répond à une volonté de céder la place à la jeunesse.

La prochaine audience de cette 2e session ordinaire de l’année est prévue pour le 16 octobre prochain.

Bernard Kaboré

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