Gouvernance mondiale :L’IGM de Xi Jinping souffle sa première bougie

Le 1er septembre 2026 marquait le premier anniversaire du lancement de l’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM) par Xi Jinping, président chinois. Quel bilan en tirer, un an après ? Que renferme cette initiative ? Qu’en pense le Burkina ? Ce sont, entre autres, des questions qui ont trouvé réponse dans les lignes qui suivent.
Lancée le 1er septembre 2025 par Xi Jinping, président chinois, elle se veut une solution face à la situation internationale, marquée par des changements et des turbulences. L’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM), puisque c’est de cela qu’il s’agit, est bâtie sur cinq piliers fondamentaux qui sont la souveraineté égale, l’État de droit international, le multilatéralisme, l’approche centrée sur l’être humain et l’orientation vers l’action.
En une année d’existence, l’IGM enregistre une expérience réussie, selon Anthony Moretti, professeur associé au département communication et de leadership organisationnel de la Rebert Morris university aux Etats-Unis. En effet, dans ses réflexions partagées par Chinadiplomacy le 24 août 2026, le professeur est clair : « Un an après son lancement, cette initiative constitue un témoignage du rôle de la Chine en tant qu’acteur rationnel du système international qui, a traduit les principes sur lesquels repose la gouvernance mondiale en action tant en matière de changement climatique, de contribution à la paix mondiale qu’au développement mondial ».
Cheng Shujing, commentatrice spéciale de CGTN et chercheuse adjointe du département de la gouvernance mondiale et des institutions internationales des instituts chinois d’études internationales, n’en dira pas moins. En effet, cette initiative est, d’après elle, une boussole dans un monde instable. C’est ce qui ressort de son analyse du 17 juin 2026 relayée par CGTN. Et ce, d’autant plus que l’IGM, loin de chercher à renverser ou à remplacer le système mondial existant, vise à le réformer de l’intérieur afin de le rendre plus juste, plus inclusif et mieux adapté aux réalités actuelles.

L’un dans l’autre, cette initiative a été accueillie favorablement et soutenue par près de 160 pays et organisations internationales. Résultat, des groupes des amis de la gouvernance mondiale ont été établis à New York, à Genève et à Vienne et l’organisation compte désormais plus de 60 pays membres. Face à l’engouement que suscite l’IGM, il est impératif, aux yeux de Wang Yi, patron de la diplomatie chinoise, par ailleurs membre du bureau politique du comité central du Parti communiste chinois, d’obtenir des résultats tangibles, grâce à des actions concrètes, et de construire une gouvernance mondiale capable de résister au temps. Il ne serait pas exagéré d’affirmer que les choses sont prometteuses dans la mesure où, à l’occasion de la réunion du groupe des amis de l’IMG, tenue le 28 mai de cette année au siège de l’ONU, le ministre Wang Yi a indiqué que le groupe des amis de la gouvernance mondiale était parvenu à un consensus de 5 points clés, au nombre desquels figurent la démocratisation des relations internationales, le respect des buts et principes de la Charte des Nations unies à l’application égale du droit et à la lutte contre le deux poids deux mesures et la coercition ; la défense du rôle central de l’ONU dans la pratique du multilatéralisme, le renforcement des mécanismes multibilatéraux et l’opposition au rapport de force.
Les autres points objets du consensus ont trait à la réforme et à l’amélioration de la gouvernance mondiale, à la révolution des clivages Nord-Sud, sans oublier l’appel à relever les défis les plus urgents auxquels la communauté internationale est confrontée au moyen d’actions concrètes et de résultats tangibles.
Une initiative en cohérence avec la vision du président Ibrahim Traoré
L’un des premiers pays à avoir rejoint le groupe des amis de la gouvernance mondiale, le Burkina Faso, a salué l’existence de l’IGM à travers le chef de la diplomatie. En effet, le vendredi 19 septembre 2025, lorsqu’il recevait l’ambassadeur de Chine au Burkina, Zhao Deyong, venu lui présenter cette initiative pour la gouvernance mondiale, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, a indiqué qu’elle s’inscrivait en parfaite cohérence avec la vision portée par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et de ce fait, traduit une volonté partagée de construire un monde plus équilibré. Par conséquent, le Burkina y adhère pleinement, avait-il dit.
Synthèse de Roukiétou Soma



