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Création de l’AES : la CEDEAO rejette toute forme d’alliance qui divise la région

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a maintenu, le dimanche 10 novembre 2023, ses sanctions contre le Niger et appelle à la « libération immédiate et sans condition du président nigérien Mohamed Bazoum, des membres de sa famille et ses collaborateurs » renversé par un coup de force en juillet dernier. C’est ce qui ressort du communiqué final publié à l’issue de la soixante-quatrième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 10 décembre 2023 à Abuja (Nigeria), et dont lobspaalga.com a obtenu copie.

La Conférence  a par ailleurs décidé de mettre en place un Comité des chefs d’État (…) pour engager le dialogue avec le  Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, au pouvoir au Niger (CNSP) et les autres parties prenantes nigériennes, en vue de convenir d’une feuille de route pour une transition de courte durée, La conférence a encore proposé de mettre en place des organes de transition, et de faciliter la création d’un mécanisme de suivi et évaluation du processus en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel, indique le communiqué.

Sur la base des résultats des discussions entre le gouvernement nigérien et ce comité, composé du président togolais, Faure Gnassingbé, de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio, et de représentants du président nigérian et de son homologue béninois, « la Conférence pourra envisager un assouplissement progressif des sanctions imposées au Niger  ou maintiendra l’ensemble des sanctions, selon l’agence de presse Anadolu.

Concernant le processus de transition au Burkina Faso, en Guinée et au Mali, la Conférence a envisagé d’ « entreprendre d’urgence des visites » dans les trois pays « en vue de renouer le dialogue (…) pour la mise en œuvre inclusive du programme de transition » et demande aux États membres d’exempter les présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères des États membres en transition, des interdictions de voyage et des autres sanctions ciblées imposées aux trois Etats membres ».

La CEDEAO a rejeté, par ailleurs, « toute forme d’alliance visant à diviser la région et promouvoir des intérêts régionaux en son sein », dans une allusion à peine voilée à l’Alliance des États du Sahel, ce pacte de défense mutuelle conclu entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso en septembre dernier.

Synthèse de W. Harold Alex Kaboré

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