Politique

Congrès de fusion partis sankaristes : l’UNIR/PS et le MPS sont morts, vive l’UNIR/MPS

Il n’y a plus de MPS. Il n’existe plus non plus d’UNIR/PS. Finis l’URD/MS, la CPP/FB et le PJD. Avec deux organisations de la société civile, la JSU et  le mouvement Fasokooz, ces cinq partis forment désormais l’Union pour la renaissance/ Mouvement patriotique sankariste (UNIR/MPS) dont les rênes sont aux mains Me Bénéwendé Stanislas Sankara. C’est l’essentiel à retenir du congrès unitaire de fusion de ces forces progressistes qui a eu lieu du 30 octobre au 1er novembre 2021 à Ouagadougou.

Plusieurs militants ont fait le déplacement de la Maison du peuple

Pour plus d’un, la fusion des forces porteurs de l’idéal sankariste marque l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire politique du Burkina. Et ce n’est pas moins ce qu’a laissé entrevoir la cérémonie de clôture du congrès unitaire de fusion des cinq partis politiques à savoir l’Union pour la renaissance/ parti sankariste (UNIR/PS), le Mouvement patriotique pour le salut (MPS), l’Union pour la renaissance démocratique/mouvement sankariste (URD/MS), la  Convention des patriotes et progressistes/Faso Baara (CPP/FB),  Parti de la justice et du développement (PJD) et les deux organisations de la société civile que sont le Mouvement pour la cause du Faso (Fasokooz) et la jeunesse sankariste unie (JSU).

A la mythique Maison  du peuple où a lieu cette cérémonie, des bus ont , en effet, convoyé des dizaines, voire de centaines de militants. La plupart d’entre ces derniers ont arboré des t-shirts jaunes et à l’effigie du père de la Révolution burkinabè, Thomas Sankara. Comme un mot d’ordre exécuté, pas une seule place dans la salle n’est restée  inoccupé. Certains ont même dû faire le pied de grue. Par moment, un harangueur tient les congressistes en haleine en scandant des slogans sankaristes comme « A bas l’impérialisme ! », « la patrie ou la mort, nous vaincrons !» ou encore « honneur et dignité  au peuple !».

Le retour de Zida en question

Derrière leurs masques, on reconnait des personnalités venues témoigner de leur soutien aux congressistes : au nombre de celle-ci figurent l’ex-ministre de d’Economie, Rosine Sorry/Coulibaly et le ministre de l’Education nationale et représentant du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Stanislas Ouaro. Sont également présents, des porte-paroles du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) ainsi que des partis amis venus d’autres pays, pour ne pas citer  Cuba, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Niger, la France, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Congo.

Suivant le chronogramme établi, la cérémonie débute avec l’exécution de l’hymne national. Puis une allocution d’introduction du président du congrès, Amidou Kaboré, suivie du dévoilement de l’emblème du parti. Cet emblème met en exergue une colombe symbolisant la paix et des cauris renvoyant à la prospérité. Deux cercles enveloppent une main tenant à la verticale un œuf, symbole d’intégrité et d’espoir. les cercles quant à eux traduisent l’unité et la cohésion sociale : l’un, de couleur rouge, signifie le sang versé par les Burkinabè sur tous les fronts de combats, l’autre, de couleur verte se rapporte à l’espérance de lendemains meilleurs, a expliqué le maitre de cérémonie.

Après lecture du rapport du congrès, place a été faite à la présentation des différents actes adoptés. Ainsi, des motions de soutien ont été adressées aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et aux personnes déplacées internes, considérant la situation sécuritaire que traverse le pays. Une autre motion de soutien est adressée au président du Faso tandis qu’une autre prône, au nom de la réconciliation nationale, le retour au bercail de Yacouba Isaac Zida qui, depuis plusieurs années maintenant, réside au Canada, lui que les congressistes ont d’ailleurs désigné comme président d’honneur du jeune parti. Au titre des recommandations le congrès a lancé une invite à l’Etat à s’investir davantage dans la sécurité des personnes et des biens mais aussi à la bonne gouvernance.

En ordre de bataille pour les municipales

D’autres actes non moins importants de cette cérémonie de clôture du congrès ont été les discours de soutiens des représentants de partis amis mais aussi et surtout l’investiture du président de l’UNIR/MPS, en la personne de Me Bénéwendé Stanislas Sankara. Fraichement investi, les premiers mots de l’ex-président de l’UNIR/PS sont des mots de gratitude à l’endroit des congressistes pour un « honneur » qui lui est fait à travers cette désignation. Confiant, comme il l’a affirmé, de 21 ans d’expérience à la tête de l’UNIR/PS Me Sankara se félicite d’un « parcours édifiant » et croit être désormais mieux outillé et disposer des armes nécessaire pour mener le combat.

Pour sa part, Yacouba Isaac Zida qui a entretenu les congressistes via un appel vidéo, a exprimé une joie de voir naitre un bébé, un bébé que les militants, dit-il, auront le défi de faire grandir, notamment en ratiassant large au sein des partis de même obédience, c’est à dire la gauche

L’UNIR/MPS sur pied, sa mission, comme tout autre parti, sera la conquête du pouvoir d’Etat, selon Me Sankara qui compte d’ores et déjà conduire ses troupes sur le terrain des prochaines municipales. Une équipe forte de 121 membres dont 25 au sein d’un comité directoire, lequel est chargé de conduire les affaires courantes du parti.

Bernard Kaboré

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