Chaque 21 Juillet, nous célébrons la journée mondiale de la malbouffe pour rappeler l’urgence de surveiller et contrôler la qualité de l’aliment que nous mettons en bouche.

S’il est vrai que notre état nutritionnel est dépendant de nombreux facteurs, l’un des plus important demeure la santé qui est fragilisée par une alimentation trop sucrée, trop salée, trop grasse à prédominance acides gras saturés ou trop épicée avec des ingrédients de base fortement transformé (riz trop blanchi, excès de colorants et d’additifs alimentaires dans certains aliments et boissons, quasi suppression des fibres alimentaires dans les céréales, etc.).

Cette journée nous interpelle sur la nécessité de promouvoir une alimentation nutritive et saine, riche en fruits et légumes frais selon la saison avec un apport énergétique à base de céréales locales le tout complété par un apport protéique raisonnable.

Une telle démarche doit être soutenue par une pratique régulière du sport selon ce que l’âge ou l’état de santé permet (marche, aérobic, vélo, course, arts martiaux, natation, football ou sports des mains ou nouvelles pratiques sportives autorisées non agressives).

Avec de telles attitudes nous combattrons activement l’émergence des maladies chroniques telles que l’Hypertension Artérielle (HTA), le diabète, le cancer, l’excès de cholestérol, etc.

Ces maladies chroniques ont un lit favorable avec le surpoids et l’obésité résultant de la malbouffe qui entraîne 11 millions de décès par an dont les 10 millions sont décédés d’une maladie cardiaque, environ 900 mille étaient des cas de cancers liés à l’obésité et 300 mille environ étaient liés au diabète de type 2.

La malnutrition il faut le rappeler n’est pas le seul fait de la maigreur mais englobe aussi le surpoids et l’obésité.

Du fait que la lutte contre la malnutrition est engagée au plus haut sommet de l’État par SEM Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso et que mon département s’y est inscrit par des actions fortes de promotion et de prévention, je souhaiterais que nous barrions la route à la malbouffe dans les familles en veillant aux assiettes des enfants dont les choix alimentaires sont guidés par la publicité et les effets de mode afin d’éviter l’installation précoce du surpoids et de l’obésité au jeune âge ou à l’adolescence.

Nous battirions ainsi un capital humain à la hauteur de notre ambition car nous serons déjà dans une dynamique ultérieure de productivité économique, gage du développement de notre cher pays.

Pr Charlemangne Ouédraogo, ministre de la Santé.

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