Moussa Belem, 1er adjoint au maire de Ouagadougou, les occasionnels sont des prestataires payés à la tâche

Ces derniers jours, des ouvriers de la commune de Ouagadougou ne cessent d’envahir l’hôtel de ville pour réclamer des aérés de salaires et de meilleures conditions de travail. Cet après-midi du 26 avril 2021, un point de presse a été fait par la mairie pour donner plus d’éclaircissements sur cette grogne.

Pendant que la mairie animait sa conférence, les manœuvres ont fait le pied de grue devant l’entrée principale

Ils ont bravé le soleil ardent de Ouagadougou et se sont positionnés à l’entrée principale de l’hôtel de ville . Pour expliquer ce mouvement d’humeur, l’autorité municipale a organisé une conférence de presse. Bien entendu, les mécontents n’ont pas eu droit à la parole devant les journalistes mais pouvaient suivre leurs échanges avec le maire adjoint à la radio municipale et sur la page Facebook de  la mairie de Ouagadougou. Ces mécontents sont des ouvriers , des manœuvres ou encore des occasionnels qui travaillent pour la commune, selon les animateurs de ce point de presse. Leurs revendications se résument au payement des aérés de 3 mois de salaires, mais également leur intégration dans la fonction publique territoriale, la reconstitution de leur carrière et leur affiliation à la caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO). Sur ces points précis, et concernant les retards de salaires, le premier adjoint au maire, Moussa Belém, a défendu l’autorité municipale. Pour lui, ces ouvriers accomplissent des tâches occasionnelles et sont payées après pointage de leur présence effective au lieu du travail . Et d’ajouter qu’il est étonné qu’après qu’ils  ont été  en grève illimité depuis le 5 novembre 2020, ces ouvriers viennent réclamer des salaires de cette période d’inactivité.  Alors dit-il, « chacun sait que l’administration  ne paie que les services faits et constatés ». «  C’est la règle d’or de la dépense publique. C’est aussi la règle qui s’applique aux manœuvres occasionnels qui ne sont nullement des fonctionnaires de la commune mais des prestataires payés à la tâche » a-t-il martelé. Toutefois, le conférencier du jour assure que des paiements sont programmés et se feront  par le biais de moyens électroniques, non sans préciser qu’ils ne concerneront  que  les occasionnels ayant travaillé et ayant été pointés.

Face à la grogne et afin d’éviter d’éventuels troubles, la mairie, à travers le premier adjoint au maire, se dit cependant ouverte au dialogue et apte à prêter une oreille attentive pour la satisfaction revendications qui seraient jugées justes. Toutefois, il a souligné que cela devrait se faire toujours à la lumière du droit positif burkinabè.

Camille Baki

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