L’ancienne ministre de la la Promotion de la femme et du genre du Burkina , Nestorine Sangaré, qui s’exprime beaucoup sur sa page facebook demande, dans l’écrit ci-dessous, aux autorités françaises de publier le contenu des accords de défense pour que “l’on puisse comparer la facture à payer aux résultats concrets d’une assistance inefficace sur laquelle le Burkina Faso n’a aucun contrôle. Lisez plutôt !

Combien nous coûte l’assistance militaire française ? Sur le budget d’un milliard d’euros par an de Barkhane estimé pour plus de huit années de présence, combien le Burkina Faso va devoir payer comme dette ?

Il va falloir que la France sorte la facture pour qu’on puisse comparer aux résultats concrets de son assistance inefficace sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. Que prévoient les accords de défense pour le partage des charges financières de l’Opération Barkhane ? En dehors des patrouilles conjointes et des conseils à l’état-major, en quoi consiste l’assistance militaire que nous allons devoir payer ?

Etant donné que le Burkina Faso ne contrôle pas le matériel convoyé à l’arrivée et au départ, que les militaires burkinabè n’ont pas accès à l’intérieur des camps militaires français implantés sur le territoire, que les activités qui s’y mènent ne sont pas basées sur une décision commune, que les vols des drones et avions hors des camps ne sont pas souvent décidés de commun accord, c’est l’armée française seule qui décidera de la facture à nous imposer. C’est sans compter le fait que nous avons l’obligation d’acheter les armes françaises au risque de rencontrer de nombreux blocages pour le faire auprès d’autres clients à cause de la domination monétaire. Ce n’est donc pas pour rien que les accords de défense sont secrets. En cas d’abandon et de modification unilatérale des opérations conjointes de défense, que prévoient les accords de défense. C’est comme si les tirailleurs burkinabè embarqués dans la 1ère ou 2ième guerre mondiale et les autres guerres de la France avaient fui avant la fin des hostilités. Non seulement ils sont restés mourir en masse en France, Indochine et Algérie (contre 57 décès enregistrés au Sahel depuis le déploiement français), mais en plus, ils n’ont pas reçu leurs primes ni une quelconque prise en charge après la guerre. Plusieurs anciens combattants sont morts les uns après les autres dans la misère. Un traitement inéquitable. Il va falloir rendre publics les fameux accords de défense qui favorisent notre domination et notre exploitation.

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