Le 8 mars de chaque année est dédié à la femme. Comment se passe la commémoration de cette date au Burkina en 2021 ? Pour plusieurs femmes que nous avons rencontrées à cette occasion, il est temps de quitter les sentiers battus du folklore qu’on observe çà et là pour penser aux problèmes réels de l’autre moitié du ciel. Georgette Kaboré, gérante de boutique de transfert d’argent et Alima Séogo/Koanda, journaliste à l’Observateur Paalga sont de cet avis, elles qui pensent qu’il faut joindre l’utile à l’agréable.

Elle est habillée en complet d’un pagne ordinaire. Un pagne qui n’a rien à voir avec celui aux couleurs de la commémoration de la journée du 8 mars 2021 marquée dans le monde par des activités diverses: ateliers de réflexion sur les droits de la femme, rencontres de sensibilisation sur les problèmes de genre, manifestations festives, etc.

Mademoiselle Georgette Kaboré souhaite que ses sœurs conçoivent autrement la journée du 8 mars

Sous nos contrées,  particulièrement au Burkina Faso, l’aspect festif semble avoir pris le dessus sur les autres activités. C’est du moins le constat que fait mademoiselle Georgette Kaboré. Pour cette gérante de boutique de transfert d’argent, le 8 mars est un jour comme tous les autres . La preuve, elle est à son lieu de travail. Cependant, rien n’empêche qu’elle soit solidaire avec ceux qui se battent pour la promotion des droits des femmes en ce jour qui leur est dédié. Mieux, elle pose un regard critique sur la manière de commémorer le 8 mars au Burkina. A son avis, cette journée devrait être davantage consacrée à des réflexions sur les droits des femmes, leur autonomisation dans des activités économiques pour leur permettre de prendre une part plus active au développement. Malheureusement, la célébration de l’événement au pays de Hommes intègres se résume à faire des « Djindjoba(*) », a-t-elle déploré.

Les femmes ont pris le pouvoir à l’Obs.

Georgette Kaboré dit ne rien savoir de l’histoire qui entoure l’institution de la Journée internationale de la femme. Cependant, elle pense que le 8-Mars doit permettre de faire une pause dans la vie de chaque femme afin de permettre à chacune d’elle de prendre de nouvelles résolutions. En attendant, comme défi personnel, Georgette Kabore entend se battre pour améliorer ses conditions de vie par le biais d’un travail stable, elle est qui est titulaire d’un Bac G2.

Camille Baki & Harold Alex Kabore.

(*): Rencontres récréatives dansantes

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