Productions de données factuelles et d’analyses  en aide aux décisions, tel est l’intitulé du projet en lien avec la covid 19 au Burkina Faso, mené par des chercheurs burkinabè. La présentation des résultats de cette étude fait l’objet d’un atelier à Ouagadougou, ce 18 février 2021.

Ces chercheurs qui apportent leur contribution pour accompagner les prises de décisions sanitaires

«Des chercheurs qui cherchent on en trouve. Mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche… » Disait Charles De Gaulle. Cette perception du milieu de la recherche française est battue en brèche par le comité de pilotage du projet “production de données factuelles et d’analyses en aide aux décisions en matière de couverture sanitaire universelle au Burkina Faso“. Ils ont cherché et ils ont trouvé. Eux, ce sont des chercheurs de l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS) et de l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC).

Pr Seni Kouanda, instigateur du projet

Des données d’aide à la prise de décision

Face aux nombres de cas galopants d’infection à la covid 19 au Burkina Faso, le monde de la recherche s’est mis en branle. C’est ainsi que, sous l’instigation du Pr Seni Kouanda, l’IRSS et IPERMIC en tandem ont proposé un projet qui vise à produire  des connaissances et à fournir  des données pour la prise de décisions dans le secteur de la santé, dirigé aujourd’hui par le Pr Charlemagne Ouédraogo. Des données qui sont d’un apport précieux, se réjouit le coordonnateur du Centre des opérations aux urgences sanitaires (CORUS), le Dr Brice Bicaba.

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Les pans de la recherche

Trois (3) points essentiels ont intéressé les scientifiques de l’IPERMIC et de l’IRSS. Et c’est ailleurs les résultats de ces thématiques qui ont été présentés aux participants, à cet atelier de restitution. Il s’agit de la veille médiatique et de la recherche opérationnelle pour la prise en charge de la maladie à coronavirus. Sur ce point, l’instigateur du projet, le Pr Seni Kouanda, laisse entendre que l’étude s’est attelée sur ce qui se disait sur les réseaux sociaux en lien avec la pandémie, mais aussi sur comment les médias s’y prenaient dans le traitement de l’information. L’axe deux(2) de cette étude portait sur la perception des agents de santé des mesures préventives et des dispositifs de prise en charge de la maladie à coronavirus. L’étude a montré quelques défaillances telle l’absence de mesures préventives, de médicaments et de matériels d’équipements. Enfin, la troisième thématique est centré sur  les investigations à propos de la transmission communautaire de la maladie.

Image illustrative de ce que les chercheurs recommandent aux autorités

La recommandation du comité de pilotage

Une et une seule recommandation se dégage à la fin de l’étude: celle de la communication de crise. C’est le message fort que l’équipe a envoyé au coordonnateur du CORUS présent à cet atelier. Le Pr Seni Kouanda dira même qu’elle est exigeante et qu’il faut de ce fait une maîtrise des réseaux sociaux dans des situations pareilles ou les points de vue des uns et des autres sont présentées comme des vérités scientifiques. «La communication est très importante en matière de crise », a-t-il insisté. Avant de conclure que les fake news ont eu un impact sur la perception de la maladie dans notre pays.

Camille Baki

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